Publié dans Mes lectures, Roman

Dangerous love – Amandine Clemente

Amandine Clemente – Auto édition – 2019

Mon ressenti : 9/10

Quatrième de couverture

Je m’appelle Anaïs, j’ai vingt-six ans et je suis sortie première de la promo d’une des plus prestigieuses écoles de journalisme : l’EDJ Sciences Po de Paris. Autant vous dire que je suis une jeune femme tenace, carriériste et déterminée. J’ai les dents qui rayent le parquet et je refuse catégoriquement de laisser qui que ce soit se mettre en travers de ma route. Vous êtes prévenus, avec moi, c’est marche ou crève. Et croyez-moi, là où je vais, il vaut mieux un caractère comme le mien. Si vous ne craignez pas le danger, suivez-moi.Anaïs est une jeune journaliste qui se lance à la recherche de son père disparu quelques années plus tôt. C’est au cœur de la mafia napolitaine qu’elle va devoir poursuivre ses investigations. Elle est programmée pour se venger mais sa rencontre avec Cesario risque de compliquer les choses…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Amandine Clemente pour ce service presse.


Direction Naples! C’est au cœur de cette ville italienne que se déroule ce roman.
Anaïs n’a jamais réussi à faire le deuil de son père. À ses 18 ans, sa maman lui a tout avoué, son père s’est fait tuer pas la mafia. Ce jour là, Anaïs décide de le venger coûte que coûte. Elle se prépare donc psychologiquement et physiquement, pendant de longues années, à venger son père. Mais la mafia est un milieu à part, plein de danger. Anaïs se fout pas mal de ça, tout ce qu’elle veut, c’est venger son père pour pouvoir se reconstruire et enfin vivre sa vie.

À Naples, elle va rencontrer Cesario. Grand, musclé, ténébreux, elle tombe sous son charme immédiatement. Mais qui est-il vraiment? Elle se rend vite compte qu’il fait partie de ses « ennemis », mais à quel titre exactement? L’amour sera-t-il plus fort que son désir de vengeance?

Et son père? Anaïs sait elle qui il était réellement?


Je peux vous dire que j’ai eu du mal à lâcher ce livre, il est très addictif. Je n’avais qu’une envie, connaître le dénouement. Car une chose est certaine, l’histoire est riche en rebondissements, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Si vous aimez les histoires d’amour impossibles sur fond de vengeance et danger, je vous recommande vivement ce livre, vous ne serez pas déçu.

L’auteure

Titulaire d’un master de lettres modernes, Amandine Clémente est professeur de lettre.
Iris et l’élu du second monde (2005) est son tout premier roman, écrit à l’âge de 16 ans.
Elle a publié deux ouvrages sous le pseudonyme de Ravet Amandine, dont Le Venin (2009), avant de publier un troisième ouvrage, Les Mondes littéraires inventés: les raisons du succès (2013), sous son nom Amandine Clemente.
Elle est venue te chercher (2017), publié aux éditions Sudarènes, est son neuvième roman.
Mère de deux enfants, elle vit sur la Côte d’Azur.

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Publié dans Mes lectures, Roman graphique

Sex mille personnes : À quoi pensent les femmes pendant l’amour? – Caroline Michel et Anne Boudart

Caroline Michel – Anne Boudart – Librairie Générale Française – 2019
Lu sous les Editions Le Livre de Poche

Mon ressenti : 9/10

Quatrième de couverture

« À la seconde où j’écris ces lignes, six mille personnes sont en train de faire l’amour. Quand certains corps se séparent, d’autres se rencontrent, des gens se serrent, s’embrassent et se mélangent. Peut-être s’ennuient-ils, peut-être jouissent-ils. Peut-être se connaissent-ils depuis une heure ou depuis vingt ans.
Ils ont entre quinze et quatre-vingt-dix ans, un peu plus ou un peu moins, ils sont amoureux ou pas vraiment. Mais l’un sur l’autre, l’un derrière l’autre, à deux ou à plusieurs, ils se confondent. »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Caroline Michel pour l’envoi de son livre.


Je peux vous dire que ce livre est une véritable bouffée d’oxygène. J’ai beaucoup ri durant ma lecture.

Caroline Michel parle de sexe mais de manière légère et non vulgaire. Elle explore toutes les facettes de la sexualité vues par les femmes. Ce que pensent les femmes pendant l’amour. C’est un vrai concept! Et il faut beaucoup de talents pour ne pas tomber dans le vulgaire. L’auteure fait ça à merveille.

La collaboration avec Anne Boudart, si a illustré toutes les « pensées » de ces femmes, est une réelle réussite. Ses dessins sont très beaux, explicites mais aussi hilarants. Le mélange du texte et des illustrations donne à ce livre toute sa beauté.

Si vous voulez savoir à quoi pensent les femmes pendant l’amour, je vous conseille vivement de lire cette petite pépite très réaliste (et oui, je me suis parfois retrouvée dans ce livre).

Les auteures

Caroline Michel

Caroline Michel a 28 ans. Un jour, il ne lui restera que quatre-vingt-neuf mois pour faire un bébé. En attendant, elle est journaliste pour la presse féminine et tient un blog très suivi (http://ovary.fr/) autour de thèmes qui lui tiennent à cœur : les relations amoureuses et le temps qui passe.

89 mois est son premier roman.

Anne Boudart

Anne Boudart, née à Marseille, a gribouillé en secret (de son quotidien à la Sorbonne à son premier poste dans l’édition) jusqu’au moment où elle se crée un compte Instagram. 
Depuis, elle a suivi son conjoint au Pôle Nord (aux Pays-Bas) et s’est lancée dans sa passion pour l’illustration.

Publié dans Mes lectures, Roman

Emi, Lucette et la coiffeuse – Evelyne Larcher

Evelyne Larcher – Librinova – 2019

Mon ressenti : 7,5/10

Quatrième de couverture

Veuve depuis peu, Lucette, ancienne assistante sociale au langage chantant le soleil de la Guadeloupe, s’ennuie. Depuis son rez-de-chaussée, elle assiste au spectacle de la rue. Quand un drame s’abat sur la famille d’Émi la petite voisine d’en face, elle s’implique et mène une enquête parallèle à celle de Carrie, l’officier de police. Pour cela elle observe les habitants : Enzo le père de l’enfant, Rachid l’épicier, Marina l’étudiante, Pierre le dentiste, Claudine et Huguette les retraitées actives.
Qui a agressé Adèle, la mère d’Émi ? En quoi cela concerne-t-il le salon de coiffure à quelques pas de là ? Ce drame bouleverse la vie d’un faubourg, crée de la solidarité, des frictions. Personne n’en sort indemne, pas même Lucette, interpellée dans ses relations avec sa fille. Et le quartier au cœur du récit, n’a peut-être rien d’un agréable village parisien.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Evelyne Larcher pour ce service presse.


Tout est paisible dans ce petit quartier de Paris. Tout le monde se connaît mais ne fait que se croiser. Un jour, Adèle se fait agresser chez elle et tombe dans le coma. Emi, sa fille, était présente mais ne se souvient pas de tout. Sa maman lui manque et son papa n’est pas en état de veiller sur elle toute la journée. Il n’arrête pas de jongler entre son travail et les visites à l’hôpital. Deux voisines vont alors s’occuper d’Emi, Lucette et Marina.

Sacré Lucette! Cette vieille femme, veuve depuis peu, est un véritable phénomène. Cette guadeloupéenne n’a pas sa langue en poche, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle m’a beaucoup fait rire, mais elle est également extrêmement touchante. Elle va veiller sur Emi comme sur sa propre petite fille. Mais son rôle ne s’arrête pas là! Elle veut à tout prix trouver l’auteur de l’agression.

J’ai bien aimé cette histoire d’un petit quartier. Les circonstances vont faire en sorte que les habitants vont se rapprocher les uns des autres, une solidarité se met en place. Même si, il faut bien l’avouer, tout le monde se regarde en se demandant si l’un d’eux ne serait pas l’agresseur…

Dans ce livre, l’auteure parle également des secrets de famille. Est-ce que ce sont finalement ces secrets qui ont entraîné l’agression d’Adèle? Connaît-on vraiment les membres de sa famille? Un mari connaît-il vraiment sa femme? Son passé? Toutes ces questions font de l’histoire une très belle intrigue.

La plume de l’auteure est agréable à lire. Elle est très fluide.

Je vous recommande ce livre. Vous allez passer un très bon moment en compagnie des habitants de ce quartier.

L’auteure

Evelyne Larcher est pharmacienne. Guadeloupéenne née au Maroc, mariée, mère de deux enfants, elle aime les histoires qui ont trait à la quête identitaire et les thrillers psychologiques. Ecrire est une passion tardive qui occupe une bonne partie de son temps libre.

Publié dans Mes lectures, Roman

Des Palmiers Dans la Neige – Luz Gabás

Luz Gabás – Editions Charleston – 2019

Mon ressenti : 8/10

Quatrième de couverture

« Elle va bien, elle est très forte, elle n’a pas eu le choix. » Un fragment de lettre, découvert par hasard, et toutes les certitudes de Clarence de Rabaltué s’effondrent. Bercée dès l’enfance par les récits de son père, elle croyait tout savoir de cette jeunesse passée sur l’île tropicale de Fernando Póo, en Guinée espagnole. De l’odeur enivrante du cacao, de la richesse de la végétation et du soleil écrasant… Mais elle ignore tout de cette mystérieuse « elle » et de son lien avec son père. Et s’il existait une tout autre vérité, loin de l’histoire familiale officielle ? Un passé fait de secrets, d’amours interdites, de conventions sociales bafouées et de danger… Clarence s’envole pour la Guinée, déterminée à remonter le temps jusqu’à cet hiver 1953 où tout a commencé. À la fois grande saga familiale et fresque épique, le récit traverse les océans, les générations et nous confronte à l’un des aspects les plus sombres de notre passé colonial.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les Editions Charleston pour ce service presse.


Clarence est une femme espagnol, fille de Jacobo et nièce de Kilian, deux anciens colons. Un jour, elle tombe sur un fragment de lettre qui la perturbe. Celui-ci évoquait une femme, mais qui? Elle veut absolument mener l’enquête et décide de partir en Guinée.
Elle va déterrer le passé de son père et de son oncle. Et s’ils n’étaient pas réellement les personnes qu’elle pensait connaître? Quels secrets cachent-ils? Et si toute sa vie était basée sur des mensonges?

Entre les chapitres, nous voyageons entre l’Espagne et la Guinée, mais aussi entre les années 2000 et 1950-1970. Les flashbacks du passé sont essentiels pour comprendre le présent et les ressentis de la famille de Clarence. Car, il faut être franc, Kilian et Jacobo n’ont pas réellement envie de déterrer le passé. Et je peux vous dire que plus on avance dans ce livre, plus on comprend pourquoi…

Ce livre, au-delà de l’histoire familiale de Clarence, est très intéressant d’un point de vue historique. On en apprend plus sur les colonies. Comment l’Espagne a envahi la Guinée et méprisé ses habitants, les reléguant au rang d’esclaves. Les pays « envahisseurs » se croyaient tout permis, et c’est terrifiant de se rendre compte comment les natifs étaient considérés. Ils ne pouvaient pas aller aux mêmes endroits que les blancs, ils ne pouvaient pas partager la même piscine, et j’en passe… Et ne parlons pas des femmes guinéennes qui n’était bonne qu’à donner du plaisir aux blancs. Beaucoup d’enfants sont d’ailleurs nés de ces unions, mais aucun, bien entendu, n’a été reconnu par son père et des milliers d’enfants se sont retrouvés dans des orphelinats.
Je me dit qu’il n’y a pas que l’Espagne qui agissait comme ça. Je suis belge, et tout le monde sait que le Congo a longtemps été une colonie belge. Je suis persuadée que pour les congolais, c’était la même chose. Et je suis triste de savoir que peut-être un des mes ancêtres a participé à cela. Juste dans un seul but, enrichir leur pays…


J’ai passé un très bon moment de lecture. La plume de l’auteure est fluide et agréable à lire. Par contre, je me demande si tous les passages étaient nécessaires. Il y avait parfois un peu trop de longueur à mon goût à certains moments. Mais à part ça, j’ai adoré ma lecture.

Si vous aimez les sagas familiales et les faits historiques, ce roman est pour vous.

L’auteure

Luz Gabás est née en 1968 en Espagne. Après un diplôme en littérature anglaise, elle a mené de front carrière universitaire, traduction, journalisme, recherche littéraire et participation à des projets culturels, théâtraux et cinématographiques. En 2012, elle publie son premier roman, inspiré de son histoire familiale. Des palmiers dans la neige connaît immédiatement un grand succès public, avec plus d’un million d exemplaires vendus, des traductions dans plusieurs langues et une adaptation cinématographique. Depuis, elle se consacre uniquement à l’écriture.

Publié dans Mes lectures, Policier

Meurtre au vert – Claire Garand

Claire GarandEditions Prem’Edit – 2019

Mon ressenti : 8/10

Quatrième de couverture

« Il ne se passe jamais rien ici. »
Annette, physicienne en retraite, a choisi la tranquillité de la campagne bretonne, pour rédiger l’œuvre de sa vie : la théorie du Tout.
Mauvaise idée ! Dès le lendemain de son arrivée, la châtelaine d’à côté est retrouvée égorgée.
Qui l’a tuée ? Sa fille, qui ne peut plus la supporter ? Son mari, cloué dans son fauteuil roulant ? Ou faut-il chercher plus loin dans le passé la raison d’un meurtre aussi sauvage?
L’inspecteur Yvinec reste perplexe.
Mais Annette a décidé de mettre son grain de sel…

Entre règlements de comptes et déclamations poétiques, une plongée sans temps mort dans une vieille affaire de famille.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Claire Garand pour ce service presse.


Direction la Bretagne ! Annette et son mari, un couple âgé, passent un séjour en Bretagne dans un petit village dans lequel, apparemment, rien ne se passe. C’était sans compter sur la châtelaine d’à côté qui est retrouvée égorgée. Annette se prend au jeu et veut à tout prix enquêter sur cette affaire.  

Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai eu l’impression d’être dans un policier banal. Un meurtre, des interrogatoires, et Annette qui me faisait penser à Miss Marple d’Agatha Christie… L’enquête se déroule sans heurts. J’ai vite découvert l’assassin. Enfin, ça c’est ce que je croyais (et ce que l’auteure essaie de nous faire croire). Car la réalité est bien tout autre et je vous avoue que la fin m’a laissée sans voix. C’est, en réalité, un très bon policier !

Entre les histoires de familles, la haine de Marie-Gaïdig pour sa défunte mère, qui, il faut bien l’avouer, est exécrable ! J’ai passé un excellent moment avec tous ses personnages.

Si vous aimez les policiers avec une fin on ne peut plus surprenante, ce livre est fait pour vous. Ne vous arrêtez pas aux premières pages en vous disant que c’est trop long, trop lent, car le déroulement de cette histoire ne vous laissera pas de marbre.

Ce livre sort demain, alors foncez. Vous pouvez l’acheter en cliquant ici.

L’auteure

L’écriture la passionne depuis l’enfance. Sa plume a une prédilection pour les textes fantastiques, policiers ou historiques mais aussi les thrillers psychologiques et le théâtre contemporain.
En 2019, elle a eu le plaisir de recevoir le prix « La cour de l’imaginaire » pour son roman fantastique Les maîtres de la lumière.

Publié dans Mes lectures, Policier

L’empaleur des Carpates – Benoît Le Gall

Benoît Le Gall – Editions L’Âme en Livre – 2018

Mon ressenti : 8/10

Quatrième de couverture

Bruno Kegs, jeune flic exerçant au commissariat de Caen, est envoyé sur une scène de crime où les corps de cinq adolescents sont empalés. Vision surréaliste, cauchemar devenu réalité, cet évènement exceptionnel n’est pourtant pas isolé.Quelques semaines auparavant, trois autres jeunes ont péri dans les mêmes circonstances, en Roumanie. Commence alors une enquête conjointe entre les deux pays. Bruno sillonnera la Transylvanie en compagnie de son homologue Cătălin. Tous deux vont tenter de percer le mystère planant autour de ces terribles abominations.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Benoît Le Gall pour ce service presse.


Ce livre est un très bon roman policier. Au travers des pages, j’ai voyagé entre la France et la Roumanie. Cinq adolescents sont retrouvés morts, empalés sur des pieux. La même découverte est faite en Roumanie. Bruno mène l’enquête entre ces deux pays. Les meurtres sont-ils liés ?
On se rend compte que l’assassin se sert du mythe de Dracula. Les corps retrouvés en Roumanie ont les canines taillées en pointes, en France, les corps sont recouverts d’ail.

L’intrigue est bien menée et c’est impossible de connaître le meurtrier jusqu’à la fin. Au moment où l’on pense que les policiers ont enfin mis la mains sur le meurtrier, un nouveau rebondissement relance l’enquête.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages, surtout à Bruno, pour qui l’enquête ne va pas être facile. Celle-ci prend à un certain moment une tournure plus personnelle et ses émotions vont être difficile à gérer.

Au-delà de l’aspect de l’enquête, l’auteur nous parle aussi des liens familiaux. Bruno est issu d’une famille recomposée. Ses parents ont eu un premier mariage chacun de leur côté d’où sont nés deux enfants. Mais Bruno n’a quasiment aucune relation avec son demi-frère et sa demi-sœur. Cette enquête va le rapprocher un peu de son demi-frère, mais pas dans les meilleures circonstances. Grâce à sa mère, il en apprend un peu plus sur l’enfance de son demi-frère et le passé de celle-ci. On peut dire que tout n’a pas été rose pour eux. L’ex-mari de sa mère était alcoolique. Son demi-frère en a gardé des séquelles et a dû être scolarisé dans un établissement spécialisé.

On peut se demander comment un enfant sort de cette enfance ? Les séquelles durent-elles toute une vie où peut-on les surmonter une fois arrivé à l’âge adulte ? Vous en saurez plus un lisant ce roman. Je trouve que ce parallèle à l’enquête est très bien tourné et permets de se poser pas mal de questions.

Si vous aimez les policiers et le mythe de Dracula, je vous conseille vivement de lire ce roman, vous ne serez pas déçu.

L’auteur

Benoît Le Gall est un écrivain français né le 30 septembre 1980 à Saint-Renan, une commune du Finistère. Après des études scientifiques et logistiques, il exercera une dizaine d’années dans le domaine de l’industrie en tant qu’ingénieur. Puis il décide de s’adonner à sa passion, l’écriture, en devenant également biographe.
Benoît Le Gall publie des romans policiers, fantastiques, mais aussi des fictions et des nouvelles chez L’Âme En Livre, dont il est le fondateur.

Publié dans Autobiographie, Mes lectures

La Gloire de mon Père – Marcel Pagnol

Marcel Pagnol – Editions Pastorelly – 1957

Mon ressenti : 9/10

Quatrième de couverture

Un petit Marseillais d’il y a un siècle: l’école primaire ; le cocon familial ; les premières vacances dans les collines, à La Treille ; la première chasse avec son père…
Lorsqu il commence à rédiger ses Souvenirs d’enfance, au milieu des années cinquante, Marcel Pagnol est en train de s’éloigner du cinéma., et le théâtre ne lui sourit plus.
La Gloire de mon père, dès sa parution, en 1957, est salué comme marquant l’avènement d’un grand prosateur. Joseph, le père instituteur., Augustine, la timide maman., l’oncle Jules, la tante Rosé, le petit frère Paul, deviennent immédiatement aussi populaires que Marius, César ou Panisse. Et la scène de la chasse à la bartavelle se transforme immédiatement en dictée d’école primaire…
Les souvenirs de Pagnol sont un peu ceux de tous les enfants du monde. Plus tard, paraît-il, Pagnol aurait voulu qu’ils deviennent un film. C ‘est Yves Robert qui, longtemps après la mort de l’écrivain, le réalisera.

Mon avis

C’est la première fois que je lis du Pagnol. J’ai acheté les trois tomes de Souvenirs d’enfance dans une brocante et je me suis lancée dans la lecture du premier tome : La Gloire de mon Père.

Dans ce roman, Pagnol raconte une partie de son enfance et ses vacances en Provence dans une villa avec sa famille. Ces vacances, il les passe également avec son oncle et sa tante. Son oncle, Jules, a tendance à rabaisser son papa et le petit Marcel ne le supporte pas. Alors, quand Jules décide d’emmener son papa à la chasse, il veut absolument les accompagner. On ressent que Pagnol a un besoin de « protéger » son papa.

Quel plaisir cela a été pour moi de me plonger dans cette lecture, de retrouver, au travers des pages, le charme provençal. J’adore la Provence, je m’y suis rendue en vacances et je suis totalement tombée amoureuse de cette région de France. Le soleil, les cigales, les pinèdes, ces beaux petits villages… Tout a un charme particulier dans cette région. Cette lecture a été l’occasion pour moi de m’évader.

Dans ce roman, l’auteur nous parle beaucoup de la relation entre un père et son fils. Marcel idolâtre son papa, et veut toujours le meilleur pour lui. Et quand Jules taquine un peu trop son papa, Marcel ne se prive pas de prendre sa défense.
Une relation père-fils, c’est très important. Le fils prend son papa comme modèle. Chaque petites frictions ou interdictions peut être pris comme une trahison. C’est ce que ressens Marcel quand son papa ne veut pas, par exemple, qu’il aille à la chasse avec lui. Joseph veut absolument protéger son fils, mais lui ne le voit pas comme ça. Il aime tellement son père qu’il veut tout le temps être avec lui et quand celui-ci refuse (souvent pour une bonne raison), Marcel ne le comprend pas et se sent rejeté.

Si vous voulez, pendant quelques heures, vous évader sous le soleil provençal, ce livre est fait pour vous.

L’auteur

Ecrivain, dramaturge, cinéaste et producteur français, né le 28 février 1895 à Aubagne, et mort à Paris le 18 avril 1974.
Il devient célèbre avec Marius, pièce représentée au théâtre en mars 1929. Il fonde à Marseille en 1934 sa propre société de production et ses studios de cinéma, et réalise de nombreux films avec les grands acteurs de la période (en particulier Raimu, Fernandel et Pierre Fresnay) : Angèle (1934), Regain (1937), La Femme du boulanger (1938)…
En 1946, il est élu à l’Académie française. Après 1956, il s’éloigne du cinéma et du théâtre, et entreprend la rédaction de ses Souvenirs d’enfance avec notamment La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il publie enfin, en 1962, L’Eau des collines, roman en deux tomes : Jean de Florette et Manon des Sources, inspiré de son film Manon des sources, réalisé dix ans auparavant et interprété par son épouse Jacqueline Pagnol.