Publié dans Histoire, Mes lectures

Les érotiques de l’histoire – Didier Dillen

Didier Dillen – Editions Jourdan – 2017

Mon ressenti : 8/10

Quatrième de couverture

Des témoignages coquins que nous ont laissés Monsieur et Madame Cro-Magnon aux conceptions étonnantes des hommes et des femmes de l’Antiquité sur la sexualité ou l’homosexualité, jusqu’au sexe 2.0 friend Fucking et exhibitionnisme, voici une petite histoire du sexe à ne pas manquer.

Dans ces pages, vous découvrirez :

  • les us et coutumes amoureux d’ici et d’ailleurs,
  • les modes et tendances de l’érotisme à travers le temps,
  • les légendes urbaines à caractère sexuel,
  • la gaudriole durant les guerres, en avion, chez les gourous,
  • les statistiques de l’amour en tout genre,
  • le fonctionnement de notre mécanique intime,
  • ce qui se trame dans les labos.

Rien n’est oublié!

En prime, un petit dico destiné à enrichir votre vocabulaire érotique, ainsi que l’origine étymologique de certains mots les plus coquins de la langue française!

Le monde est sexe depuis qu’il est monde. Et ce n’est pas prêt de s’arranger…

Mon avis

Quelle plume ce Dider!

Dans ce livre l’auteur nous parle de l’histoire des relations sexuelles. Mais il ne tombe jamais dans le vulgaire.

Il nous en apprend plus sur les relations du temps des Cro-Magnons jusqu’à aujourd’hui. Et bien entendu, les habitudes durant les époques, que ce soit avant ou après le mariage, et même pendant la nuit de noces (qui, à une certaine époque, n’était pas très intime).

Ce livre évoque aussi l’aspect médical des relations : les maladies sexuellement transmissibles, le viagra, les idées préconçues pour améliorer les performances et les accidents! C’est d’ailleurs un passage qui m’a beaucoup fait rire. Allez, je vais vous partager un exemple d’accidents.


Il y en a qui réfléchiront à deux fois avant de détourner l’usage de leur bon vieux grille-pain ou de tout autre équipement électroménager. C’est en tout cas ce que doit se dire cet habitant de Londres qui s’est tout récemment retrouvé en fâcheuse posture après avoir tenté d’introduire son pénis dans un toaster! On ne sait trop ce qu’il avait en tête, toujours est-il que cet amateur d’expériences originales s’est retrouvé dans l’incapacité de retirer son bretzel de l’appareil et a dû faire appel aux pompiers pour le tirer d’affaires.


Ce livre traite également du pouvoir qu’a le sexe dans le monde. Par exemple par la grève du sexe, souvent menée par les femmes. La plus récente de ses grèves émane d’un groupe de femmes ukrainiennes, s’ opposant, sous le slogan « Ne te donne pas à un Russe », à l’annexion de la Crimée par la Russie.

La représentation sexuelle est souvent présente dans les oeuvres d’art. Et notamment à la Chapelle Sixtine, qui n’est pas si catholique que ça!

Beaucoup d’études médicale ont été menées pour en savoir plus sur les relations sexuelles et leur impact sur les gens. Quelques une sont même un peu loufoques.

Ce livre se termine par la « mise en pratique ». Quelques positions décrites par l’auteur sont très équilibriste. Personnellement je ne les testerai pas.

Encore un bon livre de Didier Dillen. J’ai hâte de découvrir son prochain.

L’auteur

Journaliste indépendant depuis 25 ans, Didier Dillen a tenu pendant plus de sept ans la rubrique « sexo » de l’hebdomadaire Victoire. Éclectique compulsif, il s’intéresse aussi à l’environnement et la nature, à la science, à l’histoire et aux sujets de société.

Publicités
Publié dans Histoire, Mes lectures

L’histoire amoureuse des Belges – Didier Dillen

Didier Dillen – Editions Jourdan – 2016

Note : 8,5/10

Quatrième de couverture

L’Histoire de la Belgique avec un grand H a déjà été écrite à de multiples reprises. Celle de la Belgique avec un petit « q » comme dans sexe, et un petit « a » comme dans amour, restait encore à rédiger!

L’histoire amoureuse des Belges vous en dit plus sur les mille et une facettes de la vie très intime de nos compatriotes d’hier et d’aujourd’hui.

Avec cet ouvrage, vous découvrirez comment nos ancêtres se faisaient la cour, tombaient amoureux, se mariaient et s’envoyaient en l’air! Même si ce n’était pas nécessairement dans cet ordre.

Vous en saurez plus sur leurs rites et coutumes coquins, les petits et les grands vices qu’ils pouvaient avoir, sur leur vie polissonne dans les bordels de la capitale ou d’ailleurs, et sur quelques-uns des plus grands amants que le pays ait comptés.

Un portrait jubilatoire, parfois émouvant, toujours instructif et bien documenté sur la drague, les rituels de la rencontre amoureuse, les coutumes et croyances coquines noires-jaunes-rouges de jadis!

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Didier Dillen qui m’a gentiment donné son livre.

On embarque dans ce livre pour un tour complet de la Belgique et de ses relations amoureuses d’hier et d’aujourd’hui.
Comment draguait-on à l’époque?
Comment se passaient les fiançailles? Et les noces?
L’auteur fait d’ailleurs un parallèle entre les bourgeois et les campagnards. Car cela ne se passaient pas de la même manière selon les classes sociales.

Ce livre traite aussi de tout ce qui était considéré comme « pornographique » par rapport à maintenant. Et comment les belges faisaient pour visionner quelques films dit osés ou pour se procurer quelques petits objets prohibés en Belgique. Je n’ai qu’une chose à dire : vive Sluis!

Le sujet de la prostitution y est aussi abordé. Son évolution ainsi que l’évolution de sa législation. La prostitution qui connaîtra un essor lors des deux guerres mondiales. Ben oui, fallait bien contenter ces messieurs!

On en apprend aussi un peu plus sur quelques « sex-symboles » belges. Je vous avoue que je ne verrais plus Georges Simenon de la même manière!

Oui, c’est un livre d’Histoire. Mais la plume de Didier donne l’Histoire plaisante à lire de part son humour. J’avoue avoir beaucoup rigolé. Et puis, il faut bien admettre qu’il y a pire comme sujet.

C’est le premier livre que je lis de Didier Dillen mais ce ne sera certainement pas le dernier (un autre m’attends d’ailleurs dans ma PAL).

L’auteur

Journaliste indépendant depuis plus de vingt-cinq ans, Didier Dillen a tenu la rubrique « sexo » de l’hebdomadaire Victoire, supplément lifestyle du journal Le Soir. Il a collaboré à différents titres de la presse périodique belge dont Plus Magazine, Bio Tempo, Jardins et Loisirs, Flair, Femmes d’Aujourd’hui.

Publié dans Mes chroniques, Mes lectures, Non classé, Nouvelle

Vivre mourir – Matthieu Elhacoumo et Tony Perraut

Matthieu Elhacoumo et Tony Perraut – 2018

Note : 8,5/10

Quatrième de couverture

Il es vivre.
Je suis mourir.

Il est Matthieu Elhacoumo.
Je suis Tony Perraut.

Une nouvelle écrite à deux où l’art est omniprésent, la mort, la vie, l’envie et cette amitié.

C’est un texte court, dur, douloureux.

Nous allons danser, ensemble.
Peindre, dans le noir.

Nous allons, ensemble, lecteurs, vivre une expérience de lecture unique.

Mon avis

« Vivre, c’est accepter d’endurer un mal aussi cruel que celui que ta main a osé porter ».

J’ai eu la chance de recevoir ce livre par Matthieu Elhacoumo et je ne peux que l’en remercier.

Je n’ai pas l’habitude des récits « noirs » mais je ne regrette pas ma lecture. Ce manuscrit est une nouvelle écrite à quatre mains et les styles des auteurs se mélangent à merveille.
Elle est dure, percutante. Très courte mais tellement intense!

Je vous invite à découvrir ce livre. Pour ma part, je lirai volontiers d’autres livres de cet auteur.
Tout comme je lirai aussi d’autres œuvres de Tony Perraut, qui a également une plume magnifique.

« Tu as oublié que le contrôle était une illusion et que cette vérité était à la source de ton impuissance. »

Les auteurs

Matthieu Elhacoumo

Né le 5 juillet 1997 à Angers, Matthieu Elhacoumo a obtenu son baccalauréat littéraire en juin 2016. Il a déjà publié Voyage entre Cieux et Enfers aux Éditions Chapitre.com, premier tome d’une trilogie de romances.

Tony Perraut

Jeune auteur indépendant depuis février 2017, à l’univers du thriller psychologique. Porté sur la psychologie de ses personnages, il écrit avant tout sur la séquestration, l’enfermement et les maladies mentales. Ses récits sont très noirs, ils comptent de nombreuses citations.

Il vit depuis plusieurs années en Bourgogne, une magnifique région qui est l’objet de son inspiration.

Il est également le fondateur du webzine FastFrame qui est le premier magazine culturel virtuel sécurisé et sans publicité.