Ce rendez-vous est proposé par LES BAVARDAGES DE SOPHIE. Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire.
Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs.

Aujourd’hui je vais vous parler du livre Les Misérables (tome 1) de Victor Hugo.

On cherche dans les églises d’alentour. Toutes les magnificences de ces humbles paroisses réunies n’auraient pas suffi à vêtir convenablement un chantre de cathédrale.
Comme on était dans cet embarras, une grande caisse fut apportée et déposée au presbytère pour M. l’évêque par deux cavaliers inconnus qui repartirent sur-le-champ. On ouvrit la caisse ; elle contenait une chape de drap d’or, une mitre ornée de diamants, une croix archiépiscopale, une crosse magnifique, tous les vêtements pontificaux volés un mois auparavant au trésor de Notre-Dame d’Embrun. Dans la caisse, il y avait un papier sur lequel étaient écrits ces mots : Cravatte à monseigneur Bienvenu.
– Quand je disais que cela s’arrangerait ! dit l’évêque. Puis il ajoutant en souriant : A qui se contente d’un surplis de curé, Dieu envoie une chape d’archevêque.
– Monseigneur, murmura le curé en hochant la tête avec un sourire, Dieu, – ou le diable.
L’évêque regarda fixement le curé et reprit avec autorité : – Dieu !
Quand il revient au Chastelar, et tout le long de la route, on venait le regarder par curiosité. Il retrouva au presbytère du Chastelar mademoiselle Baptistine et madame Magloire qui l’attendaient, et il dit à sa sœur :
– Et bien, avais-je raison? Le pauvre prêtre est allé chez ces pauvres montagnards les mains vides, il en revient les mains pleines. J’étais parti n’emportant que ma confiance en Dieu ; je rapporte le trésor d’une cathédrale.
Le soir, avant de se coucher, il dit encore : – Ne craignons jamais les voleurs ni les meurtriers. Ce sont là les dangers du dehors, les petits dangers. Craignons-nous nous-même. Les préjugés, voilà les voleurs ; les vices, voilà les meurtriers. Les grands dangers sont au dedans de nous. Qu’importe ce qui menace notre tête ou notre bourse ! Ne songeons qu’à ce qui menace notre âme.

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