Mon ressenti : 10/10

Lou est hospitalisée en psychiatrie. Elle ne sait ni pourquoi ni comment elle est arrivée dans ce « lieu où l’humanité a été avalée par les horloges ». Louiza a tout quitté pour se consacrer à la photographie. Au Vietnam elle rencontre Nils, un jeune homme ambitionnant de devenir diplomate. Tout les sépare et pourtant cette rencontre marque le début d’une histoire qui, du Vietnam à Paris en passant par la Bretagne et Malte, les conduira au cœur d’une nuit qui fera basculer leurs vies. Cinq années séparent Lou et Louiza. Cinq années que la mémoire de Lou a effacées et que le lecteur va redécouvrir avec elle.

Je tiens tout d’abord à remercier Gaëlle Fonlupt pour ce service presse.

Louiza est une femme meurtrie. Après la perte d’un être cher et l’échec de son mariage, elle essaie de se reconstruire. Un homme entre dans sa vie. Pour la sauver ? Pas sûr.
Cinq ans après, Lou se retrouve en hôpital psychiatrique. Pourquoi est-elle là ? Elle ne sait pas, ne sait plus. Elle a perdu la mémoire comme on perd un amour. Abrutie par les médicaments, la clarté reviendra-t-elle un jour dans sa vie ? Louiza, Lou : même combat.

Quelle histoire ! Je peux vous dire que j’ai beaucoup aimé ce livre. La plume de l’auteure est magnifique, d’une sublime et rare poésie. Elle m’a transportée. Pendant la lecture, j’avais l’impression d’être la protagoniste tellement Gaëlle Fonlupt arrive à faire transpirer les sentiments à travers sa plume. J’ai rarement lu un livre aussi beau dans sa forme. La seule chose qui m’a un peu perturbée, c’est le traitement que subit Lou en hôpital psychiatrique, surtout la violence de celui-ci.

Lou m’a émue par la violence qu’elle subit. L’hôpital est censé l’aider à aller mieux mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue. Elle est perdue et ne comprend rien. J’ai eu mal pour elle.
Louiza m’a légèrement énervée. L’amour c’est beau, mais comment peut-on aimer au point de passer des jours, voire des mois à attendre un signe de l’homme qu’on aime et accourir à chaque fois qu’il l’é décidé ? Je ne peux pas comprendre et donc, j’ai eu du mal à comprendre Louiza. C’est une femme qui est aussi forte que faible.

L’amour peut-il être fort au point de perdre la tête pour lui ? Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous allez peut-être me prendre pour une femme sans cœur, mais pour moi, la réponse est non. Je ne peux pas concevoir que ma vie ne tourne qu’autour de mon homme. Je l’aime, au point de l’épouser dans quelques mois, mais jamais je ne mettrais ma vie entre parenthèses en l’attendant. Je suis certainement bien trop indépendante pour ça.

Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ce livre rempli de poésie et d’art. Vous n’en ressortirez peut-être pas indemne, mais rempli de belles phrases et de beaux mots.

4 réflexions sur “Elle voulait vivre dans un tableau de Chagall – Gaëlle Fonlupt

  1. L’amour revêt plusieurs formes, peut-être que la psyché de Louiza, ses traumatisme enfantins enfouis dans son inconscient la mènent vers l’adoration et l’attente… Ne pas être acteur de sa propre vie c’est aussi se protéger du monde extérieur sans la béquille nécessaire : l’être aimé… Qu’en pensez-vous ?

    Aimé par 1 personne

  2. Un grand merci pour cette belle chronique 💕
    Je comprends tout à fait que l’attente de Louiza ait pu vous agacer voire vous révolter. C’est un peu voulu. Entre amour et abnégation les frontières sont parfois poreuses…
    Merci pour ce beau retour et cette réflexion sincère et enrichissante.

    Aimé par 1 personne

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