Premières lignes #87

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma Lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches je vais vous citer les premières lignes de mon roman actuel.

Aujourd’hui, je vais vous parler du livre Regrets éternels de Roselyne Quertier.

Elle ouvrit les yeux mais ne discerna d’abord rien d’autre que des ombres et un soupirail couvert de toiles d’araignées ; elle devait se trouver dans une sorte de
cave. Elle avait froid et entendait hurler au-dessus d’elle ; des mots incompréhensibles. Elle ne pouvait pas voir le visage de l’homme qui la menaçait. L’atmosphère était glaciale, le sol dur et sale. Des liens lui coupaient les poignets. Il allait le faire cette fois, elle en était sûre.
Il s’approcha, s’agenouilla, fit lentement glisser la lame du couteau sur son cou, il lui caressa le cou avec, à droite, à gauche, puis toujours avec lenteur, descendit le long de sa gorge, et d’un coup sec, trancha dans la chair blanche.
Une odeur, un goût métallique l’envahirent… et la douleur, mon dieu, ça lui fit un mal de chien… puis, alors que sa vue se brouillait à nouveau, elle entendit un cri, non, un hurlement déchirant plutôt, celui de sa mère qui ouvrait la porte et découvrait la scène horrible, sa fille, sa chair, son sang, égorgée sous ses yeux.

Sophia se réveilla, trempée ; elle s’était mordue la joue si fort, que du sang coulait dans sa bouche. Le réveil indiquait 2h36. Encore un cauchemar. Elle ne les comptait plus. Elle se leva, alla dans la salle de bain. Son petit deux-pièces cosy était son refuge. Elle l’avait acheté dès qu’elle avait été embauchée en fixe.
Parquet, coussins, belle pièce à vivre avec cuisine ouverte, il avait tous les atouts qu’elle recherchait, en plus d’être bien situé. Elle adorait cet appart. Elle y
passait de bons moments avec Ange, son grand-père (enfin, véritablement son grand-oncle, mais bon, dire qu’il s’agissait de son grand-père était plus simple aux yeux du monde). Elle le voyait souvent, ainsi que ses amies, pour des soirées entre filles où l’on médisait sur les mecs, buvait, riait, jouait, enfin, la belle vie quoi… s’il n’y avait pas ces saletés de rêves à la noix…
Pas d’homme dans sa vie, mais pour le moment, cela lui convenait. En fait elle ne savait pas encore bien quelle sorte de vie « idéale » lui irait. Une seule chose
était certaine, elle avait une passion pour les animaux ; plus tard, elle se verrait bien vivre dans une petite longère à la campagne, avec un petit coin pour Ange,
son atelier, des chats, des chiens, des chevaux, avec la ville pas trop loin,… car faire les boutiques restait son pêché mignon…
Quoi… ? Comment ça il manque quelque chose au tableau… Les… les enfants ?

Mes chroniques Premières lignes

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