Drood de Dan Simmons

Dan Simons – Editions Robert Laffont – 2011

Mon ressenti : 7/10

9 juin 1865. Charles Dickens, alors au faîte de sa gloire, regagne secrètement Londres en train, accompagné de sa maîtresse. Soudain, à Staplehurst, sur un pont, l’express déraille. Seul le wagon où a pris place  » l’écrivain le plus célèbre du monde  » échappe par miracle à la catastrophe. Au fond du gouffre, alors que Dickens tente de porter secours aux survivants, sa route croise celle d’un personnage à l’allure spectrale qui va désormais l’obséder : Drood.
De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à Wilkie Collins, écrivain lui aussi. Quels liens unissent désormais l’inquiétant Drood et l’Inimitable, comme le surnomme avec admiration et ironie Collins ? C’est ce que ce dernier cherche à découvrir en se lançant à la poursuite de Dickens. Mais peut-on raisonnablement accorder crédit au récit de Collins, opiomane en proie à la paranoïa et aux hallucinations ?

Mon avis

Voilà une lecture qui ne m’a pas laissée de marbre. Dans celui-ci, Wilkie Collins, ami de Charles Dickens, revisite les dernières années de l’illustre écrivain. Il décrit la descente aux Enfers de Dickens, qui a commencé après son accident de train. L’écrivain ne se remettra jamais de cet accident. Commence pour lui les années les plus sombres de sa vie. Ce récit est inspiré du livre Les Mystères d’Edwin Drood de Dickens lui-même, qui restera inachevé à sa mort.

J’ai bien aimé ce livre. L’auteur nous plonge dans le Londres obscur des années 1800. Mais je trouve dommage d’avoir fait un livre aussi long. Avec presque 900 pages, l’auteur tire un peu en longueur l’histoire. Mais ça ne m’a pas empêché de savourer chaque page de ce livre, même si, encore une fois, certains passages étaient trop long.

Si vous aimez Charles Dickens, son histoire, ses romans, où si vous voulez en apprendre plus sur lui, n’hésitez pas à lire ce livre.

L’auteur

Dan Simmons, né en 1948 dans l’Illinois, aux États-Unis, a eu très jeune la vocation de l’écriture. Diplômé de littérature, il a été enseignant pendant plus de quinze ans.
En 1982, Dan Simmons a fait des débuts très remarqués en littérature. Fasciné par la transcendance du mal et l’horreur de la souffrance, il est souvent présenté comme un spécialiste de la terreur. C’est pourtant la science-fiction qui lui a inspiré son chef-d’œuvre, Les cantos d’Hypérion (Hypérion en 1989 et La chute d’Hypérion en 1990), un grand cycle cosmogonique habité par les ombres de Keats et de Dante, qui se poursuit avec deux autres volets, Endymion (1996) et L’éveil d’Endymion (1997).
Il revient aujourd’hui à la science-fiction avec un diptyque magistral inspiré de l’Iliade, Ilium et Olympos.

Fantastique Mes lectures

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