Tant que vous penserez à moi – Emmanuel Berl et Jean d’Ormesson

Emmanuel Berl et Jean d’Ormesson – Éditions Grasset – 1992

Mon ressenti : 8/10

Entre avril et mai 1968, Jean d’Ormesson rend visite à Emmanuel Berl, dans son appartement du Palais-Royal. Désenchanté mais allègre, bavard mais pudique, témoin capital de son temps mais s’accordant au mieux le mérite d’un second rôle, homme d’avant-guerre mais curieux de ce printemps 68, celui que d’aucuns surnommèrent le  » Rabbin Voltaire « , s’entretien avec son cadet. Pourquoi Drieu la Rochelle était-il si seul ? Peut-on écrire Mort de la pensée bourgeoise à Saint-Tropez ? Qu’est-ce qu’un juif francisé et laïc ? Quelle drôle d’idée Proust a-t-il eue de lui lancer ses pantoufles à la figure ?

Mon avis

Dans ce livre, nous suivons une discussion entre Emmanuel Berl et Jean d’Ormesson. Ce dernier interroge Emmanuel Berl sur sa vie, ses pensées, ses croyances, son passé…
Je ne connaissais presque rien d’Emmanuel Berl et grâce à ce livre, j’en ai appris plus, beaucoup plus.

Le charme de Jean d’Ormesson se ressent dans ce livre, la manière qu’il a de poser ses questions et d’amener Emmanuel Berl là où il veut en venir.

Ce livre est un pur moment de lecture, de compréhension du monde, de richesse intellectuelle. J’ai adoré passer ce moment en compagnies de ces deux grands Monsieurs de la littérature française.

Les auteurs

Emmanuel Berl

Emmanuel Berl, né le 2 août 1892 au Vésinet (Seine-et-Oise, Yvelines depuis 1968) et mort le 21 septembre 1976 à Paris est un journaliste, historien et essayiste français.
Durant les années 1930 il entre en politique, aux côtés des radicaux. Après avoir travaillé à l’hebdomadaire Monde, il lance, en 1932, l’hebdomadaire Marianne
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il quitte la politique pour se consacrer à la littérature et à la rédaction d’ouvrages autobiographiques.

Jean d’Ormesson

Jean d’Ormesson est un écrivain, journaliste et philosophe français.
Né d’un père ambassadeur du Front populaire et ami de Léon Blum, il se voit dispenser une éducation privilégiée, dans le respect des valeurs traditionnelles. Évoluant dans un cadre libéral, il entame un parcours sans entrave. Élevé brillant, il accumule très vite les diplômes : agrégé et diplômé d’études supérieures de philosophie, normalien… Cet érudit ne s’arrêtera pas là.
Jean Lefèvre, comte d’Ormesson, embrasse une carrière de haut fonctionnaire devenant secrétaire général (1950), puis président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’Unesco (1992). Il s’essaie également à l’écriture : « L’Amour est un plaisir » (1956), son premier roman, « Du côté de chez Jean » (1959).
Mais c’est en 1971 que débute réellement sa carrière littéraire, avec la parution de « La Gloire de l’Empire », Grand prix du roman de l’Académie française. Académicien, il ne néglige pas pour autant son statut de directeur au journal Le Figaro (1974-1977). En 1978, il fonde avec d’autres membres le Comité des intellectuels pour l’Europe des libertés. Aspirant à un monde « traditionnellement moderne », il insuffle à ses écrits un peu de lui et ce n’est pas pour déplaire ! Mais, il ne fait pas que parler de lui-même et transmet à la nouvelle génération des réflexions philosophiques comme « Le Rapport Gabriel » (1999) ou encore « Presque rien sur presque tout » (1995).
En 2003, « C’était bien » raconte la vie de l’auteur et anticipe même sa mort. Avec « Une fête en larme » en 2005, il tente l’originalité et, toujours en se mettant en scène, il se met à raconter son roman idéal à un journaliste. Enfin en 2006, il se laisse aller et publie « La Création du monde », roman d’un nouveau genre pour lui et très attendu par la critique littéraire. En 2007 paraît son nouveau roman « Odeur du temps » aux éditions Héloïse d’Ormesson, maison dirigée par sa fille. En 2009, il publie coup sur coup deux ouvrages, « L’Enfant qui attendait un train », un album jeunesse, et « Saveur du temps », le deuxième tome de ses chroniques au Figaro.
En 2012, il joue le rôle du Président de la République au côté de Catherine Frot dans « Les délices du palais » de Christian Vincent. En 2013, il évoque son cancer de la vessie qui lui a coûté 8 mois de souffrances et de séjours à l’hôpital mais dont il est en rémission. En 2014, épuisé par la maladie, il sort tout de même un nouveau roman « Comme un chant d’espérance ».
Jean d’Ormesson s’est étient en 2017 à l’âge de 92 ans.

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