Le Mâle-heureux de Kévin Acezat

Kévin Acezat – Librinova – 2019

Mon ressenti : 6/10

« Heureux. Oui heureux, voilà ce que j’étais il y a encore quelques semaines de cela. Ce bonheur, ce sourire qui ne me quittait plus je les lui devais à Elle, à Elle qui a fait se mélanger nos vies pour n’en faire qu’une, pour que nous ne fassions qu’un. Cette fusion des corps et des sentiments, des mots devait nous conduire jusqu’à une tombe commune. A croire qu’aujourd’hui rien n’est immuable puisqu’Elle m’a quitté. » S’ensuit une ère post-Elle faite de colère et d’amertume, de rapports épidermiques avec de jeunes femmes interchangeables. L’alcool là pour m’aider à oublier qu’Elle m’a oublié. Le cœur ne porte pas de gilet pare-balles, il est en première ligne. Comment faire pour surmonter cette épreuve, pour voir à nouveau le jour se lever ? Dois-je me battre ou le combat est-il déjà perdu d’avance ?

Je tiens tout d’abord à remercier Librinova pour ce service presse.

Mon avis

Ce livre raconte l’histoire d’un homme malheureux. La femme qu’il aime vient de le quitter. Plus rien n’est comme avant. Il se lance dans une autodestruction. Au programme : alcool et relations sexuelles à volonté. Oui mais voilà, tout ça c’est bien, mais retrouvera-t-il un jour le goût de l’amour ? Celui des sentiments, pas celui des relations d’un soir.

Je vous avoue être mitigée avec ce roman. D’un côté j’ai aimé l’histoire. J’ai tellement lu de romans sur les ruptures, mais la narratrice était toujours une femme. Ici, c’est différent ; c’est un homme qui raconte son malheur.
Mais d’un autre côté, ce livre m’a un peu dérangé. Il y a, à mon goût, beaucoup trop de passage de sexe ; en fait, la moitié du livre. Je ne suis pas quelqu’un de prude mais dans ce cas, ça ne passe pas. Notre protagoniste voit les femmes comme des objets sexuels, il ne voit en elles que des « trous ». Et si on rajoute à cela ses deux acolytes aussi pervers l’un que l’autre, ça fait beaucoup trop pour moi.
Par contre, et c’est là que l’auteur m’a surprise, c’est la fin de l’histoire ! Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Chapeau car je pense qu’aucun lecteur ne peut deviner cette fin.

Au niveau des personnages, j’ai adoré détester le protagoniste. Il a deux face : le côté homme malheureux (avec un cœur quoi) et le côté sexuel (sans cœur).
Par contre, ses deux amis, je ne les ai pas aimé du tout. Je déteste les hommes qui pensent que les femmes sont des objets sexuels, et eux, ce sont les champions du monde dans cette catégorie.

Bref, c’est un livre que j’ai apprécié lire pour certains passages, et un peu moins à d’autres moment.
Maintenant je ne dis pas qu’il est mauvais, loin de là, mais avec moi, ça ne l’a pas fait à 100 %.

L’auteur

Kévin ACEZAT a trente et un ans. Il vit à Tours depuis toujours. Après avoir auto-édité son premier roman Le Mâle-heureux, il revient avec un deuxième, Sous nos lustres à pampilles.

Mes lectures Roman

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