Premières lignes #65

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma Lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches je vais vous citer les premières lignes de mon roman actuel.

Pour ce soixante-cinquième rendez-vous, je vais vous parler du livre Ma vie sentimentale : tome 1 – Moi, Maeata et Halidor, mon compagnon d’Aela Delta.

1 – Moi, Maeata, j’ai tout pour être heureuse, sauf que je vis seule, aussi ai-je décidé de choisir un compagnon

Avant de me rendre à la boutique des compagnons, je relis plusieurs fois le texto que vient de m’envoyer ma meilleure friend, M.J.
— Super contente du résultat, suis sortie hier, pour la première fois avec, et c’est génial ! Toutes les filles le reluquaient et j’étais très fière. Enfin, un homme sur mesure, mon rêve.
M.J. a sauté le pas et moi pas encore, mais je suis décidée, enfin, dans ma tête, parce que depuis ce matin, je traîne sans raison valable. Tout m’a pris un temps fou. Moi qui suis prête en moins d’une heure habituellement, voilà que, levée depuis deux heures, j’en suis encore à lire mes mails, à naviguer entre ma chambre et le coin cuisine où mon troisième café-crème coule de la machine. Elle siffle justement et je saisis la tasse. Je souris. Après bien des mésaventures, j’ai la machine idéale, elle est capable, comme moi et même mieux que moi, de préparer un café noir et d’ajouter juste ce qu’il faut de lait froid pour que je puisse le boire tout de suite. Je prends la tasse et je trempe mes lèvres, souris de nouveau. Le café est délicieux, éthique et pas toc, la vie est belle.
Pourquoi m’encombrer d’un homme, si parfait soit-il ? En ai-je besoin ? En pensant ce mot, je me sens coupable, plutôt que de besoin, j’aurais dû penser désir.
Est-ce que je désire être accompagnée d’un homme et à quels moments et pour quoi faire ?

Je réfléchis à ma vie, brièvement. J’ai, comme on dit, tout pour être heureuse :
J’ai un bon job, je suis conceptrice-rédactrice dans une belle boîte de pub’, je suis propriétaire de mon appartement, situé en plein cœur de Paris, près de la tour Eiffel, je file prendre l’air au moins une fois par mois, j’ai des amis. Je sors souvent, j’assiste à des concerts, j’aime un peu tous les genres de musique, jazz, classique, rock, rap, slam, mais j’ai quand même un petit faible pour la famille du Rock. Ça nous fait rire ma mère et moi, de penser qu’on a dansé notre premier slow, sur la musique d’Hôtel Caledonia et elle comme moi, on a la larme à l’œil, chaque 18 janvier, date anniversaire de la mort de Glenn Frey.

Mes chroniques Premières lignes

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