Le mardi sur son 31 #62

Ce rendez-vous est proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire.

Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs.


Aujourd’hui je vais vous parler du livre Hôtel de Paris d’Adèle Solann.

Je ne voudrais pas que les enfants l’entendent. Heureusement, Léopold, qui fuit la maison avec application, est chez un copain. Béatrix, Albane et Vianney sont en haut. Magali raconte une histoire aux petits, les siens et les miens. Ensuite, elle les couchera. Je les imagine rassemblés autour d’elle, tandis qu’elle tourne les pages de l’histoire. Magali protège Vianney et Albane des montres. Dans ses bras, les enfants ont l’air de bébés bien plus longtemps que dans les miens. Que ce doit être confortable de se blottir contre sa poitrine démesurée, la douceur de ses bras, le moelleux de son ventre et de ses cuisses. Elle sent bon. Elle est gentille, elle est belle. Moi, je la trouve belle. Elle a les traits doux, la peau rose, les yeux bleus. Elle est blonde. Une vrai blonde, comme moi je suis une vraie rousse. Son pas trop lourd est lent et douloureux, un peu saccadé, incertain, mais elle a une taille, des seins, des fesses. C’est une Vénus archaïque.

Le mardi sur son 31 Mes chroniques

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