Mes lectures·Roman

Tant qu’il y aura des cèdres – Pierre Jarawan

Pierre Jarawan – Editions Héloïse d’Ormesson – 2020

Mon ressenti : 7/10

Après avoir fui le Liban, les parents de Samir se réfugient en Allemagne où ils fondent une famille soudée autour de la personnalité solaire de Brahim, le père. Des années plus tard, ce dernier disparaît sans explication, pulvérisant leur bonheur. Samir a huit ans et cet abandon ouvre un gouffre qu’il ne parvient plus à refermer. Pour sortir de l’impasse, il n’a d’autre choix que de se lancer sur la piste du fantôme et se rend à Beyrouth, berceau des contes de son enfance, pour dénicher les indices disséminés à l’ombre des cèdres.

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Héloïse d’Ormesson pour ce service presse.

Mon avis

L’auteur nous livre à travers de ce roman l’histoire du Samir, jeune garçon de parents libanais réfugiés en Allemagne. Ses parents ont fui le Liban et la guerre. Samir, lui, est né en Allemagne mais possède l’amour du Liban, transmis par son père. Un jour, son père disparaît. Il n’a plus aucunes nouvelles de lui…
Devenu adulte, Samir part au Liban pour retrouver son père et obtenir des réponses sur sa fuite. Car sans ces réponses, Samir ne pourra jamais construire sa propre vie.

J’ai bien aimé ce livre. L’histoire est belle et bouleversante. On sent que l’auteur à des origines libanaise, il décrit ce pays avec beaucoup de détails et d’amour. On sent aussi qu’il a effectué beaucoup de recherches, car le récit, surtout les passages sur la guerre, sont très détaillés et très bien travaillé. Ça m’a permis, en dehors de l’histoire en elle-même, d’en apprendre plus sur cette guerre que finalement, je ne connaissais pas.
L’auteur aborde plusieurs thèmes mais deux ont retenus mon attention. Le premier est l’abandon. Quand un parent part du jour au lendemain, sans donner de raisons ni de nouvelles, comment fait-on pour se construire après ça ? La figure paternelle est très importante pour un enfant, et Samir doit apprendre à grandir sans. Le deuxième est la question des réfugiés. Encore aujourd’hui, des gens quittent leur pays pour fuir l’horreur. Mais ceux-ci ne sont, pour la plupart, pas bien accueillis dans nos pays occidentaux. Je que j’ai admiré dans le personnage du père de Samir, c’est sa détermination à s’intégrer dans un pays inconnu.
Si je devais relever un point négatif, ce serait la redondance de certains passages. Un peu moins de mots n’auraient pas été superflu mais à part cela, c’est une très belle histoire.

Au niveau des personnages, j’ai eu beaucoup de peines pour Samir. Lui qui idolâtrait son père, le voilà contraint à grandir sans lui. Ce n’est pas évident pour un petit garçon de se construire après ça, surtout quand on voit que sa maman, elle, s’est fait une raison et est heureuse.
Le père de Samir est un personnage complexe : autant je l’ai adoré quand il était ce père attentif et attentionné, qui donnait tout pour son enfant, autant je l’ai détesté quand il a abandonné sa famille.

Si vous voulez en apprendre plus sur l’histoire du Liban ou sur les conditions des réfugiés tout en lisant une très belle histoire, je ne peux que vous recommander ce livre qui sort aujourd’hui.

L’auteur

Auteur, poète et scénariste, Pierre Jarawan vit à Munich. Fils d’un père libanais et d’une mère allemande, il est né en 1985 à Amman en Jordanie. Champion de slam depuis plusieurs années en Allemagne, Tant qu’il y aura des cèdres est son premier roman.

7 commentaires sur “Tant qu’il y aura des cèdres – Pierre Jarawan

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