Shalom India Résidence – Esther David

Esther David – Editions Héloïse d’Ormesson – 2020

Mon ressenti : 8/10

La vie mode d’emploi version Ahmedabad.
En plein cœur d’Ahmedabad, dans le sillage des émeutes de 2002, une nouvelle résidence voit le jour. À l’entrée de chaque bâtiment, une mezzouza, au mur de chaque foyer, le portrait du prophète Élie. En Inde, la chose est plutôt rare.
Dans ces immeubles cohabitent trois générations d’une minuscule communauté juive – autant de destins qui se croisent, s’ignorent, s’aiment ou s’affrontent, tiraillés entre le poids des traditions et la tentation d’élargir leurs horizons.

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Héloïse d’Ormesson pour ce service presse.

Mon avis

Dans ce livre nous suivons la vie des résidents de Shalom India. Cette résidence à été construite afin que les Juifs Bene Israël d’Inde puissent vivre en communauté après les émeutes de 2002. Chaque habitant à son histoire propre, avec ses hauts et ses bas.

J’ai bien aimé ce livre. C’est intéressant de voir comment vivent les Juifs en Inde. Pays dans lequel ils sont en minorités et pas toujours bien considérés.
Au cours de la lecture, on se rend compte de ce qu’ils ont vécu et ce qui les a poussés à acheter un appartement de cette résidence.
Malgré les parcours de vie propre à chacun, ils ont tous un point en commun : ils vénèrent le prophète Elie, et lui demande souvent de l’aide. Ce prophète devient le protagoniste de ce livre. Il est là sans être là. Mais on le ressent dans chaque page lue.
Une chose m’a particulièrement frappée, c’est qu’en lisant le livre, je n’avais pas l’impression d’être dans les années 2000 mais plutôt un siècle en arrière, tant notre culture est différente de la leur. Surtout en ce qui concerne les jeunes filles et le mariage. On se rend compte qu’ils sont encore très attachés à leur religion.
Le style de l’autrice est poétique. Tout en douceur. J’ai beaucoup aimé sa plume.

Au niveau des personnages, j’ai eu de la sympathie pour certains, de la colère pour d’autres, mais je ne peux pas dire que je me suis attachée à eux car chaque chapitre parle d’un personnage bien précis que l’on ne retrouve pas spécialement par la suite.
Je vais dire que je me suis attachée à eux le temps d’un chapitre, mais pas plus.

Si vous aimez la culture indienne et/ou juive, et que vous avez envie d’en apprendre plus sur les Juifs Bene Israël d’Inde, je vous invite à lire ce roman.

Ce livre sort aujourd’hui en libraire.

L’autrice

Esther Davis est née au sein de la communauté juive d’Ahmedabad, sur la côte nord-ouest de l’Inde.
Peintre et sculpteur, historienne de l’art, elle dispense une éducation alternative dans les bidonvilles.
Son premier roman, La Ville en ses murs (1998) lui a valu de figurer sur la liste du prix Femina.

Mes lectures Roman

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