Publié dans Mes lectures, Roman historique

Partir, c’est mourir un peu – Alexandre Page

Alexandre Page – Autoédition – 2019

Mon ressenti : 8/10

Quatrième de couverture

1910, Igor Kleinenberg, jeune professeur d’allemand d’origine estonienne, devient précepteur à la Cour impériale de Russie. Côtoyant au plus près le pouvoir jusqu’à sa chute, il assiste aux aléas du pays, aux manigances de l’aristocratie pétersbourgeoise, au cheminement inévitable vers la révolution nationale en pleine conflagration mondiale. Témoin des traîtrises et du mépris envers l’empereur Nicolas II et sa famille, il l’est aussi du courage et de la détermination d’hommes et de femmes qui dans les plus grandes épreuves ne les abandonneront pas.
De Saint-Pétersbourg aux poussiéreuses villes d’Extrême-Orient, du soleil de Crimée aux neiges de Sibérie, Igor Kleinenberg raconte presque une décennie de la Russie dans ce qu’elle eut de tumultueux, de tragique et d’éminemment fascinant.
Dans ces mémoires fictifs foisonnants, construits à partir de témoignages du temps, s’entremêlent le portrait intime et vrai de la dernière famille régnante de Russie et l’histoire troublée d’un pays au tournant de son destin.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Alexandre Page pour ce service presse.


Le chaos d’un règne impérial

Quand l’auteur m’a proposé de lire son livre, j’ai eu un peu peur. Je ne lis presque pas de roman historique et je ne m’intéressais pas du tout à l’histoire de la Russie. Mais je me suis dit que c’était une occasion de sortir de ma zone de confort et j’ai bien fait, car j’ai beaucoup aimé ce livre.

Dans ce roman, le narrateur est le précepteur d’allemand des Grandes-Duchesses de Russie. Il nous raconte l’histoire de la famille impériales de 1910 à 1920, sous le règne du Tsar Nicolas II, en passant par la Guerre de 1905 et la Première Guerre Mondiale. Entre complots, mensonges et idées reçues (surtout vis à vis de la Tsarine), ce roman vous embarque dans l’histoire incroyable de cette famille attendrissante.

Ce livre est très intéressant, j’ai appris quantité de choses sur la Russie et son histoire, que je ne connaissais pas du tout. C’est intéressant aussi d’avoir le regard d’un autre pays sur le conflit de la Première Guerre Mondiale. Je n’entendais que la version belge et française, j’ai adoré ouvrir ce champ de vision.

La lecture a parfois été longue, je dois l’avouer. Le livre fait plus de 700 pages sans dialogues. Mais si vous aimez l’histoire de la Russie, ou si vous ne connaissez pas (comme moi) mais que ça vous intéresse, n’hésitez pas, ce livre vous apprendra tout du règne du tsar Nicolas II.

L’auteur

Alexandre Page est né en 1989 à Clermont-Ferrand. Docteur en histoire de l’art, auteur d’une thèse sur le graveur-illustrateur Léopold Flameng (1831-1911) soutenue en 2017, il poursuit aujourd’hui ses recherches sur l’estampe et la peinture du XIXe siècle et a publié plusieurs ouvrages et articles scientifiques sur le sujet.
Passionné par l’écriture, il décide après sa thèse de se consacrer à la rédaction de Partir, c’est mourir un peu, son premier roman abouti. Nourri d’une documentation pléthorique et sérieuse et de l’intérêt de l’auteur pour la Russie impériale, cet ouvrage se veut un hommage assumé à l’empereur Nicolas II et à sa famille.
Lecteur assidu, il puise notamment son inspiration parmi les grands et petits maîtres de la littérature du XIXe siècle, et doit beaucoup de sa vision de l’écriture à un quatuor d’écrivains et d’ouvrages découverts très jeune : Tess d’Urberville de Thomas Hardy, pour la beauté des descriptions rustiques et le sens du drame ; Fabiola du cardinal Nicholas Wiseman, pour le remarquable mélange entre la fiction et la non-fiction ; Tarass Boulba de Nikolaï Gogol, pour la truculence de la plume et la verve des personnages ; Aventures de terre et de mer de Benedict-Henry Révoil pour le goût du pittoresque et de l’évasion.
Pour lui, un bon roman échappe à l’immédiateté de la mode. Il doit pouvoir se lire à n’importe quelle époque avec le même plaisir et réunir trois qualités primordiales : divertir, émouvoir et enrichir le lecteur.

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