Publié dans Le mardi sur son 31, Mes chroniques

Le mardi sur son 31 #31

Ce rendez-vous est proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire.

Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs.


Aujourd’hui je vais vous parler de Partir, c’est mourir un peu d’Alexandre Page.

J’étais gêné. Après avoir repris péniblement son souffle quelques instants, elle me dit de commencer ma leçon. Les causes de cet abattement m’étaient alors inconnues, mais il résultait de semaines difficiles pour elle et sa famille. Je savais seulement par la presse qu’au début du mois avaient eu lieu les obsèques du grand-duc Mikhaïl Nikolaïevitch, un excellent serviteur de l’État, ce qui avait affecté durement le couple impérial, en particulier l’impératrice. Le grand-duc avait été son parrain lors de son mariage, ce qui n’est pas sans signification dans la religion orthodoxe. Puis les enfants avaient été conjointement victimes de la varicelle et de la grippe moins de deux semaines avant ma venue. Le tsésarévitch avait présenté des complications sérieuses, dont j’aurai l’occasion d’expliquer plus tard les raisons. Enfin, l’impératrice, d’une santé précaire, avait subi moins de trois jours plus tôt un traitement pour son cœur fragile. Je trouvai donc une femme très affaiblie, d’une beauté diaphane, mais qui avait eu le courage, malgré sa maladie, de venir me rencontrer en personne.

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