Premières lignes #27

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma Lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches je vais vous citer les premières lignes de mon roman actuel.

Pour ce vingt-septième rendez-vous, je vais vous parler de Assassins! de Jean-Paul Delfino.

Eh bien, quoi! Quelqu’un avait-il quelque chose à redire? Qu’il parle maintenant. Ou qu’il se taise. À jamais.
Allongé dans son immense lit Renaissance juché sur une estrade de bois, les mains jointes sur la poitrine, il n’avait peur de personne. Les générations futures jugeraient. La postérité. Lui, il avait apporté son écot à l’humanité. Les chiffres, d’ailleurs, parlaient d’eux-mêmes. Avec son infinie douleur de vivre, avec quelques maigres jolies grapillées çà et là, il avait bâti une œuvre. Vingt tomes. Ce n’était pas rien, tout de même! Et il ne comptait ni les pièces de théâtre, ni les nouvelles et encore moins les milliers d’articles qui avaient filé sous sa plume. Vingt tomes. Mille deux cents personnages. Au moins dix mille pages pour une Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second Empire. Une comédie humaine. Mais pas à la façon d’un Balzac, non !

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2 commentaires sur “Premières lignes #27

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