Publié dans Mes lectures, Roman

Tu comprendras quand tu seras plus grande – Virginie Grimaldi

Virginie Grimaldi – Editions Librairie Arthème Fayard – 2016
Lu sous les Editions Le Livre de Poche

Note : 8,5/10

Quatrième de couverture

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire.
Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne la laisse pas indifférente…

Mon avis

C’est le premier livre de Virginie Grimaldi que je lis et je suis conquise. Cette auteure a une très belle plume. Je m’attendais à un roman feel good mais ce n’est pas que ça. L’auteure traite de sujet lourd comme le deuil. Le deuil d’un parent et le deuil d’une relation amoureuse… Ce livre m’a fait autant rire que pleurer.


J’ai fait la connaissance de Julia, jeune psychologue de 32 ans qui veut complètement changer sa vie suite au décès de son papa et de sa rupture avec Marc. Elle est psychologue dans une clinique de chirurgie esthétique à Paris mais change complètement son cadre professionnel en postulant dans une maison de retraite dans sa ville natale, Biarritz. Son but est de se reconstruire en s’isolant.

Voilà comment je perçois mon existence. Microscopique, insignifiante, égarée.

Elle veut se reconstruire alors que c’est elle qui a quitté Marc. Oui mais, elle ne pensait pas que celui-ci mettrait des mois avant de la recontacter pour se faire « pardonner » (je ne vous dis pas de quoi je ne voudrais pas spoiler). Mais quand il arrive, elle comprend qu’elle est guérie de lui, que la seule blessure qu’elle doit véritablement panser, c’est la mort de son père.

Parfois, quand les années abîment le vernis d’un meuble, on y découvre un bois encore plus beau. Et parfois, on y trouve les échardes qui s’enfoncent si profondément dans la chair qu’on ne pourra plus les en déloger. J’aurai beau faire, je n’arriverai pas à lui pardonner.

Julia se plaît de plus en plus dans cette maison de retraite. Les personnes âgées dont elle s’occupent sont adorables. Et même si au début elle redoutait ce travail, elle se rend compte que tous ces résidents lui en apprennent beaucoup sur elle et lui apportent énormément de positif. Et en même temps elle commence à apprécier la solitude, le soir chez elle.

Peut-être que les derniers temps avec Marc m’ont aidée à prendre conscience que, même à deux, on est seul. Peut-être que les nuits sans lendemain avec des inconnus, en quête d’une affection éphémère, m’ont poussée à comprendre que les autres ne peuvent remplir les vides que l’on a en soi. Depuis que je suis ici, je suis seule. Mais je ne me sens pas seule.

Ah ces personnes âgées… elles sont quand même pleine de surprise et Julia ne cache plus son attachement envers elles. Il faut dire qu’elles m’ont bien fait rire aussi : entre le gang des mamies et le petit groupe de fumeur de pétards. Julia, de part son métier, les aide à surmonter le quotidien et les épreuves qu’elles peuvent traverser mais surtout, et c’est ce qui est le plus touchant, ces résidents vont tout faire pour rendre le sourire à Julia. Et ils emploient parfois les grands moyens, croyez-moi!

Je crois que je suis en train de grandir. Je vis avec des personnes qui ont trois fois mon âge. Des drames, elles en ont vécu. Comme moi, elles ont cru ne pas se relever, elles ont pensé ne pas être assez fortes. Elles sont peut-être en mille morceaux à l’intérieur, elles ont sans doute des blessures tellement profondes qu’elles ne peuvent cicatriser, mais elles sourient, elles rient, elles vivent. Pire, elles sont heureuses. De ces expériences douloureuses, elles ont tiré une force : celle de voir l’essentiel.
Auprès d’elles, j’apprends la résilience.

Citations

« Notre plus grand mérite n’est pas de ne jamais tomber, mais de nous relever à chaque fois. »   
Ralph Waldo Emerson

« Nous avons deux vies. La seconde commence le jour où l’on se rend compte que l’on en a qu’une. »
Confucius

« Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections. »
Aristote

« L’espace d’une vie est le même, qu’on le passe en chantant ou en pleurant. »
Proverbe japonais

« Si je devais recommencer ma vie, je n’y voudrais rien changer; seulement j’ouvrirais un peu plus grand les yeux. »
Jules Renard

« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe. C’est apprendre à danser sous la pluie. »
Sénèque

« Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. »
Charles Caleb Colton

« Dans tous les cas, l’espérance mène plus loin que la crainte. »
Ernst Jünger

« Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie. »
Khalil Gilbran

L’auteure

Virginie Grimaldi est l’auteur du best-seller, Le Premier Jour du reste de ma vie… Grâce à une écriture maîtrisée et à des personnages attachants, ses romans ont déjà séduit des centaines de milliers de lecteurs.

Publicités

3 commentaires sur « Tu comprendras quand tu seras plus grande – Virginie Grimaldi »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s